Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
/// Carte de Khlong Lan National Park ///
Loger dans un parc national avec la possibilité de se baigner et se rafraichir à tous moments, c'est quand même le pied ! Même si le microclimat des parcs nationaux est plus clément qu'ailleurs, il ne nous empêche pas de suer à grosse gouttes au moindre effort !
Après la trempette du matin où aucun thai n'a encore débarqué, on s'attaque au nature trail du coin, censé traverser la jungle à basse altitude. Mais l'absence de signalisation nous amène par erreur sur un autre sentier à la pente hardcore proche de l'escalade. On atteint rapidement une forêt de bambous qui poussent anarchiquement dans tous les sens, et dont la densité peut aisément cacher 5 tigres à l'affut de randonneurs égarés...
Préparation mentale par l'effet Coué de l'effort surhumain qui nous attendait :
Marine mène la danse sur toute la rando :
Lorsque l'on croise enfin une rivière enchanteresse, on souffle et reprenons nos esprits. Mon intuition me dit qu'elle mène à notre cascade préférée. Bingo ! En suivant ses berges nous arrivons au sommet des 100m de chute avec un panorama imprenable sur la jungle du parc. Nous restons là quelques temps à admirer la vue et à maudire l'oubli de nos maillots qui nous auraient permis de nous baigner dans les vasques du sommet de la cascade sans personne pour nous juger.
ça donne envie d'y poser son cul et de se laisser glisser...
Peu importe, dès notre redescente au plancher des vaches, nous les enfilons avec cette fois-ci tee-shirt et short pour Marine et courons rejoindre la douzaine d'enfants qui barbottent dans le bassin sous la cascade ! Bonheur, l'eau est d'une fraicheur idéale après avoir sué tout notre suc pendant la rando ! D'autant plus qu'on est cette fois parfaitement acceptée par la populace. Bon faut dire que c'est majoritairement des gamins et qu'ils sont moins regardants que les adultes. Nous en profitons également pour nous baigner dans la petite rivière aval, à l'écart du brouhaha des mioches.
Etant littéralement vidés par ces activités, nous passons tranquillou l'aprem au camp à flaner, jouer de la flûte, écrire et lire, toujours sous le regard espion de notre voisin thai qui ne fout décidément rien de ses journées. Peut être est ce une sorte de méditation expérimentale ?
Dans le même esprit relax, on prend l'apéro en regardant les étoiles dans le silence nocturne. L'hydre métallique des enfers s'est tue et les tigres fantomatiques ont disparu, comme s'ils n'avaient été que les fruits de notre imagination échaudée par les évènements de la veille.