Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Carte des Rakaia Gorges et de Methven
En allant vers Methven, où nous voulons passer la nuit, nous faisons un arrêt pique nique a Rakaia Gorges. Tout d’abord, une macabre découverte au parking : une famille de lapins déchiquetés par les chauffards, entassés là à la vue de tous. La photo peut choquer les âmes sensibles.
Passons...
La rivière Rakaia est l’une des plus larges que nous ayons vus, et ses gorges donnent l’impression d’être au Colorado.
Nous remarquons le départ d’une walkway à durée indéterminée. Nous nous y engouffrons sans sourciller. Quelle belle surprise ! Le sentier longe les gorges et offre de superbes panoramas sur la gigantesque rivière et le pied du Mont Hutt. Ce sommet est d’ailleurs la proie des skieurs et surfeurs en hiver, car il abrite l’une des 9 stations du Canterbury.
Un véritable plafond nuageux nous chatouille la tête, donnant des airs lugubres à la vallée. Le passage devant d’anciennes mines de charbon étroites et glauques ajoute au sinistre de la scène. Puis la pluie, la brume et le ronflement tonitruant du torrent révèle le mystique des lieux.
Je vous laisse imaginer les conditions de travail des mineurs de charbon...
Nous reprenons la route au crépuscule. Sur le chemin vers Methven, un lapin kamikaze se jette sous mes roues. J’ai beau faire un écart, l’impact est irrémédiable. La voiture fait un soubresaut, Marine crie. Je la console en lui expliquant que j’ai fait ce que j’ai pu pour l’éviter, c’est bien la faute à ce con de rabbit qui a fait 3 aller retours sur l’asphalte avant de sauter tête la première sous la voiture. C’est avec un grand désarroi que j’ajoute un cadavre à l’édifice de lapins morts de Rakaia.
Pour info, Marine qui était au volant sur la première partie du chemin a failli tuer un innocent kitty. Il était au bord de la route et découvrait l’agréable sensation de tâter le goudron de ses coussinets. J’ai du gueuler « Kitty !!! » pour qu’elle pile brusquement. On en vient presque à apprécier ce genre de dangers qui brisent la monotonie des routes toutes droites du Canterbury !
Nous arrivons au backpackers de Methven, qui normalement en hiver accueille nombre de skieurs. Comme c’est encore l’automne, il n’y a absolument personne ! Nous avons donc l’hostel pour nous tous seuls, et surtout les 2 immenses canapés devant le feu de cheminée. Un bon vin et la suite n’est que plaisir…