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Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...

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27 et 28 Février 2010 – Danger de mort à Arthur Pass

Ce week-end des envies de montagne nous prennent, aussi j’emmène la ptite troupe à Arthur Pass. Pas question de faire souffrir la belle mère avec des tonnes de choses à porter, comme des victuailles et un toit. Nous nous installons donc au Sanctuary Bunkhouse, une sorte de refuge en plein centre du village ! Je dis refuge car le prix est bon marché et l’ambiance qui y règne est similaire avec des couchettes superposées, une pièce commune chaleureuse et agréablement aménagée.

De là nous partons faire une promenade par un après midi très ensoleillé. La Bealey River track longe la rivière éponyme, à travers une végétation foisonnante majoritairement composée de beech. Le sentier débouche sur une grande et superbe vallée, avec une vue complète sur le mont opposé. A partir de ce point, le tracé n’existe plus mais on peut suivre une signalisation précaire qui remonte le lit majeur de rivière. Je suppose qu’en période de crue la balade s’arrête là. Nous continuons en sautant comme des cabris de roche en roche jusqu'à atteindre un passage étriqué recouvert d’un épais dôme de neige. La traversée du tunnel demande des compétences d’acrobatie et de courage que l’humain n’est pas en mesure de fournir, aussi nous stoppons net notre progression. La walkway a tout de même duré 3 heures aller retour et a atteint l’objectif de nous en mettre plein les yeux.

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La soirée est animée ! Un américain et 2 allemands se joignent a nous pour un Pictionnary en frenglish endiablé. Même la mère de Marine s’y colle, et son illustration d’un lion squelettique atteint de calvitie nous fait remporter la partie !

Le lendemain, nous décidons de taper fort en s’attaquant à l’Avalanche Peak. C’est une grande boucle de 7 heures qui arpente de manière peu conventionnelle ce sommet de 1800 mètres… Peu conventionnelle ? Mais comment ça, me demandez vous interloqués ? J’y arrive…

Au vu de l’incertitude météo le DOC (Department of Conservation, gérant des parcs régionaux et nationaux) nous conseille de ne faire qu’une partie de la boucle aller retour, c’est à dire la Scott track qui est soit disant moins raide que l’Avalanche Track, cette dernière remontant littéralement les éboulis d’une avalanche…

Nous nous lançons gaiement dans l’ascension du sommet par la Scott Track. Sa première partie est très pentue et complètement dominée par la nature. La marche consiste en fait à escalader de gros rochers et des racines d’arbustes poussant en plein milieu du tronçon. J’imagine que l’entretien du sentier a été abandonné il y a fort longtemps… Nous pouvons apercevoir par-dessus la végétation rase la Devil Punchbowl Fall sur le mont d’en face. Rappelez-vous, nous posions fièrement au pied de cette cascade il y a 4 mois !

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Apres 2 heures de grimpette et 700 mètres de dénivelés,  nous sortons du bush. Nous laissons la belle mère derrière nous, car la suite est au delà de ses forces. Et pour cause, nous devons carrément escalader de gros blocs en équilibre instable sur une crête très étroite, très raide et vertigineuse. De chaque coté une falaise tombe à pic sur un fossé dont on ne voit pas le fond. Un faux pas et c’est la chute. Plus nous prenons de la hauteur, plus le vertige croit, plus Marine pâlit. A 1750 mètres elle craque littéralement et une crise d’angoisse la secoue. Ses forces l’abandonnent, ses membres tremblent, l’air lui manque, sa vue baisse. Etant incapable d’avancer, elle s’assoie sur un semblant de rocher face au vide. Je la prends dans mes bras et essaie de la rassurer. Je lui propose de redescendre, mais elle refuse. Il ne nous reste que quelques dizaines de mètres à parcourir, alors courageusement elle propose de continuer.

La toute dernière partie qui nous sépare du sommet est la pire. La crête est devenue extrêmement mince et la roche outrageusement friable. Nous achevons notre ascension en position accroupie à 4 pattes afin de ne pas choir si près du but.

Nous voilà enfin au sommet ! Nous pouvons enfin observer le gigantesque panorama des Alpes qui nous entourent ! On peut même y apercevoir un superbe glacier bleu turquoise, dont la surface est découpée en vaguelettes gelées.

Trois Kéa nous rejoignent au sommet. Voler à cette altitude semble si facile pour eux ! Ils ne sont pas venus pour faire coucou, mais plutôt pour partager le sandwich d’une allemande arrivée en même temps que nous et voler le blouson de Marine. Oui oui, parcourir  en vol plus de 1000 mètres de dénivelés pour voler un blouson est une vocation chez le Kéa !  

L’émotion de la montée fut telle que nous ne profitons malheureusement pas de la vue à sa juste valeur. Nous avons des frayeurs quant au retour. Aussi pour tuer le doute nous ne nous attardons pas sur le sommet de l’Avalanche Peak.

Nos craintes s’envolent petit à petit. Psychologiquement, la descente est beaucoup plus facile que la montée. D’une, parce que le chemin est connu. De deux, nous nous sommes accoutumés à la hauteur et nous descendons rapidement en altitude. Marine ne tarde pas à faire des petits sauts de chamois et à se plaindre d’une grosse envie de pisser, comme au bon vieux temps. Les Kéa nous accompagnent sur le chemin et nous acclament (réclament ?) La joie est revenue !

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Après 7 heures de sensations fortes, nous revoilà enfin au plancher des vaches. Nous retrouvons la mère de Marine, qui contrairement à nous, n’a pas pris une ride ni un cheveu blanc. Notre épopée est brièvement racontée, tant les mots sont incapables de décrire la panique éprouvée là-haut ! D’un commun accord, l’Avalanche Peak est élue track la plus difficile de l’année. C’est peut être une balade champêtre pour les Kiwis, mais les Kiwis sont définitivement des dingues !

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T
<br /> pinaise, les parcs d'attractions vont vous sembler bien fade a coté !! :)<br /> <br /> <br />
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