Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
La semaine précédant ce trip a été ponctuée de deux événements fâcheux… En 7 jours, j’ai réussi à envoyer les 2 voitures de fonction chez le mécano ! Je mets ça sur le compte de la poisse… en partie. Un câble de l’Astra qui lâche à 100 000 km… tout à fait normal, d’après le mécano. Quant au 4x4, l’embrayage me casse dans les pattes quelques jours après ! Mais aurais-je oublié le frein à main sur les 20 bornes qui mènent au bureau ? Sous le coup de l’émotion, je ne saurais dire si je l’ai tiré avant ou après la panne… Mon boss rit de mes mésaventures, mais son rire est teinté de jaune. L’employé qui coutait cher … n’aura peut être plus le droit de conduire une voiture de la compagnie 7j/7 :(
Nous nous voyons donc obligé de louer une caisse pour aller à Dunedin. Ça coute plus cher, mais c’est beaucoup plus pratique que le bus. Porter des sacs de 30 tonnes sur des kilomètres, on a assez donné !
Il faut compter un voyage de 5 heures non stop pour atteindre Dunedin depuis Christchurch. Le trip s’étend sur 3 jours, et ce grâce au Queen’s Birthday, jour ô combien sacré chez les kiwis, mais pas du tout chez les anglais… En retour de leur amour eternel, la reine mère gratifie ses petits poussins d’un lundi férié ! Merci O Elizabeth si chère leurs yeux ! Leur reconnaissance n’égale que l’étendue de tes maternels jupons !
Revenons-en à Dunedin, deuxième plus grande ville de l’ile du sud et première de la région de l’Otago. Une cité au sang écossais, bâtie et revendiquée par les colons venus tout droit d’Edinburgh. La touche écossaise est très présente à travers les nombreux monuments Victoriens du 19e siècle.
Je vous présente pêle-mêle les monuments que nous avons vus. By night, la First Church, la mairie ainsi que l’Octagon, place centrale de la ville de forme octogonale comme son nom l’indique. De jour ces monuments passent complètement inaperçus au milieu des gris buildings.
La surprenante gare qui ressemble au château de Disneyland :
L’Université de l’Otago en plein centre ville, ce qui explique la forte présence d’étudiants un peu partout. Le comble, nous avons choisi le seul pub de vieux pour passer la première soirée… De plus le groupe de musique n’a jamais démarré car ils s’étaient gourés dans les branchements…
Le Botanical Garden, aux superbes couleurs automnales :
Une pause balançoire…
Plutôt mouvementée me concernant !
Baldwin Street, qui détient le record de la rue la plus raide du monde ! Un gradient d’élévation d’1 mètre pour 2.8 mètres, soit une pente de 35% ! Un certificat de réussite est distribué à ceux qui la gravissent par n’importe quel moyen. Nous nous sommes donc lancés à l’assaut de cette rue a pied… pas très effrayant par rapport aux randos extrêmes du pays. Mais le plus fun c’était de voir les chauffeurs se lancer comme des tarés sur la pente humide, la gravir avec plus ou moins de difficultés, faire demi tour en haut puis redescendre. Nous avons comptés 5 voitures en 15 minutes, dont un semi remorque… Les voisins doivent regretter toutes les 3 minutes de s’être installés aux abords de cette route !
Une vue d’ensemble de la ville. Comme on peut le voir c’est très vallonné, la caractéristique la plus charmante de Dunedin. Ça change de la platitude monotone de Christchurch !
La deuxième soirée s’est déroulée à l’hostel, en compagnie d’un américain super sympa et intéressant (oui oui ça existe) et d’un tchèque en galère de boulot. Tous deux nous ont présentés leur version locale du fameux jeu « Asshole ».
Le lendemain, le mauvais temps nous a malheureusement empêché de barouder sur l’Otago Peninsula, qui s’étend au sud de la ville et contient une wildlife extrêmement riche : des colonies d’otaries, d’albatros et de blue penguins y cohabitent. Nous avons donc jetés notre dévolu sur le Musée de l’Otago, activité très enrichissante un jour de pluie !
Le retour s’est déroulé dans des conditions météo apocalyptiques. Tous les champs étaient inondés et la moitié de la route également. La mer était déchainée comme jamais. Le tout avait des airs dramatiques de fin du monde. Nous nous sommes arrêtés à Oamaru, un village qui possède aussi un fort patrimoine historique. Un quartier entier est occupé par des antiquaires ! Nous avons pu voir une colonie de pinguins; de loin car des tsunamis coupaient le passage vers leur repaire. C’était suffisant pour notre fix nature !
Dunedin possède un charme indéniable, étonnement grâce à son coté dark, fouillis, jeune et vallonné. Son important relief permet d’avoir de belles vues aux angles variés sur la ville. Nous avons également croisé des maisons complètement délabrées et habitées (par des étudiants sans doute), qu’on ne verrait jamais à Christchurch, toute propre et british qu’elle est.