Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Nous nous levons tôt pour caser le programme charge de la journée. Marine a même eu le temps de photographier le lever du soleil à 6h du mat !
D'abord, petit dej avec les succulents fruits achetés la veille en ville, histoire d'économiser l'onéreux repas de l'hostel. Le générateur s'est gentiment tu pour nous laisser profiter des merveilleuses sonorités de la jungle environnante (quoique stridentes et entêtantes).
Nous empruntons ensuite l'unique sentier pédestre qui traverse la jungle et qui dessert les différentes plages ainsi que la ville de Tonsai. C'est notre première rando dans le pays ! Je suis torse nu, en tong et le soleil tape déjà fort. On s'aperçoit petit à petit des bébêtes qui peuplent la jungle : lombrics démesurés s'accouplant, autoroutes de fourmis et bébés varans jonchent le sentier.
La végétation s'éclaircit sur un haut plateau, ou plantations de bananiers et fermes rachitiques ont été hâtivement implantes la, histoire d'assurer une production locale. Le sentier remonte ensuite vers le fameux view point sur Phi Phi : une étroite bande de sable ou s'encombre les hôtels de Tonsai, enchâssée entre deux montagnes et deux mers. Une magnificence de la nature. Un panneau montre une image juste après le passage du tsunami de 2004 qui a complètement ravagé la ville de part en part : il n'en restait que quelques murs branlants et une poignée de palmiers écorchés. Impossible de ne pas penser que ca pourrait arriver à nouveau, tout de suite. Avec notre chance avec les catastrophes naturelles (cf. NZ), on s'y prépare...
On redescend vers la plage a droite de Tonsai, la plus grande et la plus calme du coin. Il est tôt, les touristes fêtards dorment encore, le sable est jonche de déchets, mis en valeur par une marée basse. L'impression est d'abord très mauvaise, mais s'estompe à mesure que la marée remonte. La vue sur les massifs calcaires s'élevant aléatoirement de la mer est magnifique.
Apres une petite baignade par 50 cm de fond, nous décidons de louer un kayak pour découvrir ce qui se cache derrière ces massifs. Le soleil est au zénith, la peau est meurtrie : les uppercuts invisibles des UV ont déjà mis a mal notre crème solaire. Notre kayak se dirige doucement vers les rochers pour mieux les contourner et accoster à la plage suivante : monkey beach, célèbre spot touristique pour attirer, asservir macaques avec des cacahuètes et s'en gausser. La petite plage est d’égueulasse. Des tas de déchets plastiques encrassent le sol et les singes se dépatouillent au milieu. Les touristes sont déjà au rendez vous, débarqués par les speed boats, et jettent bananes et cacahuètes aux singes surnourris. La scène est affligeante. Nous préférons snorkeller tranquillou sur un super spot au large. Aux bancs de poissons arc-en-ciel s'ajoutent cette fois murènes et serpents de mer mortels !
A notre retour a Tonsai, les brulures dans le dos sont vives. Le snorkelling en continu est extrêmement mauvais pour le dos !
Nous déjeunons et faisons quelques courses dans cet amas de taudis en tôle et d'échoppes à touristes qui constituent la ville. Elle est très désagréable, sale et bondée de touristes à la peau cramoisie.
Nous la fuyons enfin comme la peste et retournons à notre hostel par la jungle. Le retour est extrême, avec nos sacs charges de vivres, nos coups de soleil alimentés en UV en continu, la jungle moins hospitalière qu'a l'aller, la remontée abrupte jusqu'au view point. Contents de ne pas avoir perdu la forme depuis la NZ !
La suite n'est que baignade "a la maison", sieste et nuit infernale, ponctuée de brulure au 3e degré, application de crème réparatrice et insomnie.