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Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...

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07/05/2013 - Transit vers Kaeng Krachan National Park

Carte de Kaeng Krachan

Nous quittons Ko Samui sans trop de regret, cette île a bien quelquesattraits, notamment ses plages de cocotiers, mais les assauts touristiques depuis plusieurs années ont complètement étouffé ses charmes.

On nous transfère en bus à l'aéroport de Surat Thani, où nous louons une voiture pour 17 jours ! Pas très écolo certes, mais enfin une véritable flexibilité de transport sans dépendre des taxis arnaqueurs et packaging touristiques !

Nous mettons un temps fou à obtenir un contrat et une voiture, pour cause une guichetière incompétente qui était incapable de m'expliquer que les frais payés sur internet ont été soustrait de la facture à la caisse. 27 euros/jours avec full assurance et GPS, les prix ne sont pas très différents de la France. Avec un prix de l'essence à 1 euro/litre, les économies sont insignifiantes... Qu'importe ! C'est indispensable pour la suite du voyage !

Nous avalons dans la journée 500 km sur l'autoroute qui longe le Golfe de Thaïlande. La route est très belle, extrêmement verte et fleurie, à croire que des architectes paysagistes travaillent d'arrache pied pour l'embellir à la perfection.

La conduite est agréable, quoique sportive dans l'ensemble. En effet ici il n'y a pas vraiment de voie plus lente que d'autre, donc aucun rabattement obligatoire sur la voie de gauche lorsqu'on est trop lent par rapport aux autres véhicules. Le point positif c'est qu'on peut rester sur sa voie sans se soucier des bolides qui déboulent derrière, la contrepartie c'est qu'il faut slalomer continuellement dès qu'il y a un peu de traffic. Avec notre minuscule Honda Brio, on ne se laisse pas abattre et contournons allégrement camions en fin de vie et pick-up poussifs, ce qui n'empêche pas les thaï casés à l'arrière des pick-up de rigoler franchement à la vue des deux étrangers dans leur insecte de voiture. Quand il y a beaucoup de traffic, les thai n'hésitent pas à créér une voie supplémentaire en empruntant la voie de secours à gauche normalement reservée aux scooters. Dans cette situation, ça frole des rétroviseurs !

Nous arrivons de nuit aux portes du parc national de Kaeng Krachan, le plus grand du pays. La galère commence lorsqu'il faut trouver l'hostel avec les indications foireuses de la responsable par téléphone. Il s'agit en fait d'un site d'accueil de scouts thai, qu'on atteint qu'en lisant des panneaux en thai. Heureusement que Marine a vu le petit scout dessiné sur un panneau, sinon on était condamné à faire des tours toute la nuit dans le village !

A notre arrivée, absolument personne ne nous accueille. Seuls quelques néons blafards éclairent un foutoir de fauteuils sur le parvis et une végétation dense. Pas un scout à l'horizon. Toutes les portes sont fermées. En fait la responsable est en "ville" et a prévenu le staff de notre arrivée un peu tardivement. Le staff en question finit par nous rejoindre en scooter. Il s'agit d'un homme du nom de Lek, édenté et aviné, aux yeux pétillants d'alcool. Il ne parle pas un mot d'anglais et tient absolument à nous causer en thai. Nous tentons de nous faire comprendre avec des signes malhabiles. Après nous avoir montré notre chambre isolée de tout au milieu d'un camp d'entrainement scout, il nous propose de venir manger avec lui. On hésite car on a apporté notre bouffe à cuisiner mais l'absence de réchaud et la fatigue de la route nous poussent à accepter. Malheureux !

Il nous emmène dans un restaurant en bordure de l'unique route du village. Les serveuses et les clients ne parlent pas l'anglais, tout le monde discute en thai avec notre hôte, très certainement sur la bizzarrerie d'avoir déniché deux blancs dans ce patelin perdu.

On commande deux plats et une bière en pointant des images floues sur un menu. Notre hôte commence par nous faire comprendre qu'il tient à payer, ce que je décline (il s'agit de notre repas après tout). Je trouve d'abord marrant de nous être fourrés là, dans un resto thai perdu dans la nature à tenter de se comprendre avec les locaux d'humeur plutôt joyeuse. Marine, elle, est suspicieuse. Elle pense que Lek veut se faire payer sa bière. Quand les plats arrivent, ils ne correspondent pas du tout à ceux qu'on avait commandé. On ne dit rien et se jetons sur la bouffe, insolite et délicieuse (des oeufs qui ont subi je ne sais quel traitement pour avoir la consistance de la gelée). D'autres plats se succèdent, noodle soup, salade, porc qu'on a jamais commandés. Lorsque 3 grandes bières au lieu d'une sont ouvertes et servies à tour de bras par notre hôte sans oublier son propre verre, je déchante. Quand la serveuse lui amène un sac avec de la bouffe à emporter je comprend (enfin) m'être fait entuber sur toute la ligne. Marine m'avait pourtant prévenu ! Le mec a noyé nos commandes sous un tas de plats pour se faire payer mets et boissons à l'oeil. La facture qui nous est livrée est salé : 530 baths, pour 8 éléments écrits en thai au lieu de 2 plats et une bière ! Tout le monde est complice, nous regarde silencieusement payer la note d'un air dégouté. Pas de scandale toutefois, notre vengeance viendra en temps et en heure...

Nous rentrons blasés de nous être fait (encore) rouler et si facilement. La liste commence à être longue, les dépenses faramineuses pour un cout de la vie soit disant bas, et les thai beaucoup moins sympathiques que tout ce que l'on peut en dire.

Le lendemain matin, nous commencons la journée par appeler la proprio de l'hostel, qui n'est toujours pas là, et lui raconter notre mésaventure de la veille avec le staff. Elle est tout à fait choquée d'apprendre la nouvelle et nous promet qu'on sera remboursé par l'arnaqueur. Une bonne chose de faite, notre honneur est lavé.

Des photos du matin de notre chambre et du seul locataire du camp, un chat qui nous a squatté tout le séjour :

 

kaeng-krachan 1995 

kaeng-krachan 2000

kaeng-krachan 2002

kaeng-krachan 2005

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