Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Nous quittons Kaeng Krachan le lendemain, avec la sensation de n'avoir vu qu'un millionième de cet immense eden. Nous devons cependant avancer dans notre voyage, car les destinations sont encore nombreuses, et la grande cité historique d'Ayutthaya en fait partie.
Le GPS ne tient guère compte de nos lamentations lorsqu'il affiche nonchalamment une traversée du sud au nord de Bangkok pour atteindre Ayutthaya. Il semblerait que ce soit le seul chemin possible. Nous étions prêt à conduire partout en thaïlande, sauf à Bangkok. Le traffic y est infernal, entre les centaines de tuk tuk et les milliers de scooters. Du reflexe pur, où à défaut de la patience dans les bouchons interminables. A l'arrivée à l'entrée du périphérique extérieur, notre hantise se concrétise : un embouteillage monstre. En fait, il s'agit d'un péage d'autoroute urbaine. Une fois passé, c'est super fluide et ça roule super vite. On ne prend que des périph, pénétrantes aériennes, grands boulevards, ponts suspendus avec vue sur les innombrables buildings du Business Center. C'est le Bangkok ultra développé, aux liaisons autouroutières immédiates et payantes, rien à voir avec le bordel des bas quartiers. En 30 minutes, on traverse Bangkok la redoutée, une vraie partie de plaisir.
Nous arrivons en fin d'après midi à Ayutthaya Guest House, un hostel cheap tenu par un thai fort sympathique et bavard, et sa famille qui donne l'air de ne pas faire grand chose de leur journée. Ils sont soit assis au salon à discuter, soit sur la terrasse à boire des coups.
On part pour une visite de nuit de la ville, avec l'espoir d'aperçevoir quelques monuments historiques illuminés. Peine perdu, à part un temple doré au bord du fleuve, les ruines demeurent plongées dans la pénombre. Une fois n'est pas coutume nous mangeons des choses dégeulasses au night market : une salade de fruits pourris, du poulet frit super gras et un semblant de saucisse encore plus gras proches de la mélasse. Les thaï ne savent pas faire les saucisses !
La partie non historique de la ville ne paye pas de mine. C'est sale, délabré, beaucoup de ruelles ont des allures de guet-apens et surtout, il y a énormément de chiens errants, rachétiques et mutilés, types dobermans-zombies tout droit sortis de Resident Evil. On les évite sobrement, en veillant à ne jamais croiser leur regard qui cherche de la chair fraiche. Ils sont tous potentiellement porteurs de la rage la plus virulente.
On finit par se poserà un bar en plein air, à écouter à moitié un groupe de pop thai et regarder une série trépidante sur écran géant. On croirait qu'aucun thai ne joue dedans tellement les acteurs ont la peau blanche, le nez gonflé à l'occidentale et les yeux quasi débridés. C'est assez choquant de voir que les canons de beauté du pays ne ressemblent en rien à la majorité des gens qui y vivent, c'est à dire la peau tannée par le soleil, les yeux bridés et le nez épaté ! L'image véhiculée par les pubs et le star-system nie complètement la morphologie naturelle d'un peuple, voire incite à passer sous le bistouri pour mieux ressembler aux occidentaux. Espérons que cette mode-là reste cantonnée au show-business, en tout cas de ce que l'on a pu voir jusqu'à maintenant, très peu de gens y ont succombé (et n'ont pas les moyens d'y succomber).
Nous nous installons dans un autre bar avec un live de rock joué par des guitaristes et un chanteur talentueux. Miracle ! Enfin de la vraie musique ! On commençait à désesperer et à se dire que seule la voix fluette de la pop thai était autorisée dans ce pays !