Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Carte de Paparoa National Park
Nous levons le camp vers 11h vers le Paparoa National Park, situé un peu plus au nord de Greymouth, sur la côte. Celle-ci est superbe, d’un coté la mer grise et déchainée s’abattant sur quelques grands rochers aux formes dramatiques, et de l’autre des collines assaillies par des palmiers et d’immenses fougères. C’est une véritable jungle qui se jette dans la mer, qui subsiste grâce a la forte humidité qui règne dans cette région. Il pleut très souvent sur la West Coast, pour ne pas dire tout le temps ! Ca nous change du Canterbury asséché jusqu'à la moelle !
Un peu après avoir traversé la ville de Greymouth, qui porte parfaitement son nom tant les rues et les maisons sont grises, la police locale apparait soudainement derrière la voiture et me somme de m’arrêter. Le flic est plutôt cordial, regarde mes papiers et me pose 2 questions sur ma situation. Rien de plus, visiblement un simple contrôle de routine malgré ma vitesse un poil trop élevée. Je m’en tire bien sur ce coup, on peut continuer tranquille.
Un weka nous accueille à Paparoa National Park. C’est le cousin du Kiwi, il n’est pas plus gros qu’un poulet et n’a pas d’ailes. Il est quand même plus classe qu’un poulet, avec un beau plumage et de grosses pattes rouges. Pour une espèce endémique protégée, il n’a pas froid aux yeux et se montre plutôt à l’aise avec les humains.
Nous commençons la visite des fameux Pancakes Rocks, de grands rochers en bord de mer, extrêmement striés par l’érosion. La balade est très bien faite, elle passe de rocher en rocher via des ponts de bois et offre de beaux points de vue sur la cote et les blow holes. Ces grands trous qui creusent les rochers portent ce nom car lors des marées hautes, la mer s’y engouffre violemment et explose à la manière des geysers ! Nous n’avons pas pu en profiter car la marée n’arrive que tôt ou très tard dans la journée.
Seconde étape, les Paparoa Caves situées un peu après les Pancakes Rocks. Cette large grotte est masquée par une importante couverture de palmiers. Moi qui affectionne particulièrement les palmiers et les grottes, je suis comblé ! Nous entreprenons la visite du tunnel qui s’enfonce profondément dans la colline. L’unique source de lumière frontale ne rassure pas beaucoup Marine, qui commence à être prise de claustrophobie. Heureusement un papy malicieux déboule dernière nous avec une autre frontale, à la satisfaction a peine perceptible de Marine. Quand je pense a la grotte du Mont Luxmore 100 fois plus étroite que celle-ci, je me dis que j’ai bien fait d’y aller seul.
3eme étape et pas des moindres, la balade le long de la Paparoa River. Cette marche de 3 heures aller retour nous plonge au cœur des gorges sublimes de la rivière. C’est un véritable décor préhistorique qui nous entoure, tant la végétation est fouillie et les falaises qui surplombent la vallée sont impressionnantes. La promenade traverse d’abord une palmeraie de toute beauté, puis les fougères et la mousse deviennent de plus en plus présentes à mesure que l’on s’enfonce dans la jungle. La large rivière s’écoule paisiblement tout en émettant un doux murmure. Un kayakiste arpente tranquillement ses eaux calmes, faisant des envieux dans notre groupe ! Tout le monde se dit que la prochaine fois, ca sera passera sur l’eau ! La fin de la balade ressemble beaucoup aux forêts du Fiordland, tous les palmiers côtiers ont été remplacés par des beech moussus et les fougères sont omniprésentes. Nous nous arrêtons sur une large rive, car la suite est une grande marche de 2 jours intitulée Inland Pack Track qui traverse de nombreuses rivières. De plus il commence à pleuvoir sérieusement, mais comme on s’y attendait nous revenons gaiement ou presque à Kumara.
La soirée est animée par un party mix joué sur l’unique radio locale, qui reprend tous les hits depuis les années 60 jusqu'à nos jours. Avec l’arrosage adéquat, les culs se décoincent et se trémoussent, les langues se délient et chantent les meilleurs refrains. Bon entre temps un Trivial Pursuit neo-zelandais a calmé les esprits échauffés, mais un peu de culture ne fait jamais de mal ! Il parait que notre couple a gagné les English, mais j’avoue que l’épisode est flou dans ma tête et je me demande encore comment on a pu répondre a toutes ces questions sur la culture kiwi !