Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Alors que les cieux de l’Europe s’embrasent, de notre coté nous profitons du ciel bleu pour nous balader sur un volcan éteint. Encore et toujours les Banks Peninsula, rappelez-vous le Mont Herbert que nous avions à peine entamé lorsque la mère de Marine était là.
L’aller est plutôt monotone, à travers des décors complètement irradiés où la végétation demeure extrêmement brulée et des carcasses de bétail pourrissent ici et la.
Mais de là haut, la vue est prenante. D’un coté l’ancien cratère de Lyttleton, suivi des Port Hills, de Christchurch sous le smog et surplombé par les Alpes a l’horizon. De l’autre, l’océan qui rejoint l’immense lac Ellsmere, séparés par une mince bande de sable blanc.
Photos from my mobile :

Pas grand intérêt sur celle-ci, si ce n’est le lointain Sheep King qui pose sur son rocher à droite du sommet et contemple son territoire. Ou encore le vénérable Sheep du sommet… 2 références qui ont marquées ma jeunesse ;)




Sur le retour, nous entendons un coup de feu suivi d’un autre et d’un autre et d’un autre… Des dizaines de coups de feu à intervalles très courtes. Nous avons tout d’abord pensé à des chasseurs. Mais le nombre effroyable de tirs et leur cadence nous ont fait penché pour l’hypothèse d’un serial killer.
Je pense inévitablement à ce film, Out of the Blue, prenant mais interminable, qui relate l’histoire vraie d’un kiwi qui a peté un câble et s’est mis à tirer sur les habitants d’un village reculé de la Nouvelle Zélande. Les flics trop jeunes et trop peu équipés ont mis près de 24 heures pour réussir à l’abattre, au détriment de 13 vies.
Nous continuons notre marche, anxieux et alertes. Nous mettons nos sacs sur nos ventres, espérant que leur maigre contenu puisse arrêter une balle de sniper. Les coups de feu invisibles continuent incessamment, mais aucune balle ne vient se loger dans nos corps fébriles.
Nous arrivons à la voiture sains et saufs et les coups de feu s’arrêtent. Une intimidation du propriétaire sans doute, fâché qu’on traine sur ses terres.
Nous passons la soirée au cinéma Rialto dans le cadre du festival international du film. L’œuvre française « Louise-Michel » est d’une noirceur sans nom. L’humour est crade, glauque et jubilatoire. Les quelques kiwis dans la salle rient jaune, mais j’espère qu’ils ne généralisent pas cette image crasseuse et malsaine à tous les français ! En tout cas, ca fait du bien de retrouver ce second degré noirissime bien de chez nous.
J’apprends le lendemain que les coups de feu n’étaient qu’un entrainement pour la chasse aux canards, dont la saison commence bientôt. Quelle chute piteuse ! J’aurais aimé vous raconter une chasse a l’homme au suspens insoutenable… mais je n’aurais peut être pas été vivant pour vous la rapporter.