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Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...

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21 et 22 Septembre 2010 – La Route De la Brise – Le biathlon d’Abel Tasman

Carte de La Route Du Vent, 4ème étape, Nelson – Abel Tasman National Park (Marahau)

Sur la route vers Abel Tasman, on s’arrête à Motueka, petite ville de passage à la fausse réputation de ville des arts (et du vin… comme beaucoup d’autres). Tout y est très moche et l’Art Walk est une vaste blague. Elle consiste à fouiner dans la rue principale et dénicher des sculptures ou des peintures cachées parmi les objets urbains. Lorsque l’on s’aperçoit, heureusement très rapidement, que les objets « d’arts » ne sont rien d’autre que des bancs ou des poubelles, on s’empresse de quitter les lieux.

Nous faisons cependant un détour par le DOC (Department of Conservation) pour organiser le lendemain à Abel Tasman. Nous nous renseignons sur la météo, très sensible en ce moment à cause de ce foutu vent, et les conditions pour faire du Kayak. Le jeune homme du DOC est on ne peut plus évasif : un vent de fou toute la journée – as usual -, gris et pluvieux le matin avec une maigre chance d’éclaircie l’après midi. Avec un côté commercial hors pair il nous assure que les loueurs de Kayak ne nous laisseront pas partir seuls dans ces conditions et qu’il faut prendre le package Kayak guidé à 150 $ / personne. Nous nous laissons convaincre par cette option coûteuse.

Nous arrivons en fin d’aprem à Marahau, micro-ville portail du Parc National d’Abel Tasman. Les quelques bâtisses qui s’y trouvent n’ont l’air dédiés qu’à la location de Kayak. Mais où dorment les gens qui y travaillent ? Nous nous demandons également où poser le van cette nuit lorsque l’inscription « No Overnight Camping » est écrite strictement partout. Tous ces petits espaces aménagés face à la mer… interdit ! Et ce ranger du DOC qui rôde comme un vautour en chasse d’un campervan pourrissant…

Toujours pas décidés à aller payer un camping, on se pose finalement sur le parking de notre loueur de Kayak. Nous sommes clients, le client est roi et a droit de dormir où il veut !

Marahau le soir, et le début du Parc National d’Abel tasman au bout de l’immense plage :
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La nuit est glaciale. La température est hivernale, alors que la saison est supposée être printanière. Nous dormons avec polaire, chaussette thermales et pas moins de 4 couettes !!! La condensation sur les vitres n’aide pas à réchauffer l’igloo. Marine bat des pieds toute la nuit pour éviter l’hypothermie et une future amputation.

Ce n’est pas une surprise de découvrir le lendemain matin les mini sommets alentours (500 mètres) enneigés. Ce qui est en revanche une surprise, c’est un magnifique ciel bleu loin des prédictions apocalyptiques du Paco Rabanne du DOC.

Qu’à cela ne tienne, nous sommes très heureux de faire du Kayak par beau temps ! Après un petit déj ensoleillé devant la mer, nous nous rendons chez le loueur où nous nous préparons rapidement tout en écoutant les conseils avisés du guide du nom de Lucky, très sympa et ultra motivé. A côté, le reste du groupe de kayakistes a vraiment l’air morose.

Marahau le matin (ainsi qu'une Marine):
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Enfin sur l’eau !!! Qu’il est bon de pagayer sur les eaux calmes de la Mer de Tasman, d’explorer les criques au sable doré du Parc, d’observer la faune ailée et marine et d’en apprendre un peu plus sur elle via les explications du guide (il faut bien justifier sa présence…) Le rythme est vraiment cool, on a tout le temps de papoter avec lui et prendre des photos des magnifiques environs. Le vent a décidé de ne pas nous troubler aujourd’hui et souffle tranquillement dans notre dos.

Ce que nous prenions au début pour des multitudes d’algues flottantes s’avèrent être de monstrueuses méduses avec des tentacules de plus de deux mètres qui glissent sous nos kayaks. Il paraît que c’est la tempête de ces derniers jours qui les a amenés car en temps normal on n’en voit pas du tout le long des côtes. Ce n’est vraiment pas le moment de chavirer !!!

 

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Le guide Lucky:
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Quelle déception lorsque Lucky nous apprend que la session se termine bientôt après seulement 2h30 sur l’eau ! Avec Marine (les autres étant complètement amorphes) nous essayons de repousser la fin en demandant au guide de choisir la crique la plus éloignée possible pour manger. Plutôt content de notre proposition, il nous emmène plus loin que prévu. Malheureusement le coin n’est plus abrité du vent et c’est une véritable tornade qui balaye la côte. Le vent d’Ouest rencontre le vent d’Est. Nous sommes au point ultime du choc des éléments, dans la position la plus vulnérable ! On fait demi tour et rebroussons chemin à contre-courant, les vagues et le vent fouettant notre fragile embarcation. Enfin une bonne session de sport extrême !

Nous nous arrêtons sur une belle petite plage complètement protégée des assauts du vent. Nous mangeons en un temps record les sandwichs, kiwis et muffins préparés par la compagnie. D’autres activités sont prévues dans le package et aucun retard n’est toléré. Je n’ai même pas le temps de finir mon café qu’un water taxi débarque sur la plage. Il nous emmène encore plus au Nord du Parc. Sa vitesse est outrageusement rapide, le petit bateau rebondit violemment sur les vagues. Nous n’avons ni le temps ni la force de tenir un appareil photo.

Nous débarquons sur la grande et jolie Torrent Bay. Le sable y est fin. On en profite pour se sécher (notre voyage en water taxi a été plus humide que le kayak) et souffler un peu avant d’attaquer la prochaine activité.


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On décolle un peu plus tard que les autres. Il faut se rendre à pied jusqu’à Bark Bay via un tronçon de la fameuse Coastal Track, en 2 heures à peine alors que la durée indiquée est de 3 heures. Impossible de profiter des paysages, de faire des pauses et de se prélasser. Il faut marcher à pas rapides et prendre des photos éclairs. Je me croirais dans un épisode de la Chasse au Trésor, où les protagonistes courent partout comme des dératés à la recherche d’un lieu ou d’un indice et accostent en hurlant les passants qui ne comprennent pas trop qui sont ces hurluberlus.

Quoiqu’il en soit la forêt est superbe. Elle est composée majoritairement de manukas, de minces arbres natifs aux multiples propriétés. On peut panser des blessures avec son écorce, faire du miel avec sa sève ou encore du thé avec ses feuilles. Perdu et sans ressource dans une forêt de manukas ? Pas de problème, tu peux survivre 100 ans de plus grâce aux manukas !

D’autres plantes très diverses, dont les fougères-palmier, viennent s’y mêler donnant à l’ensemble un air de fouillis végétal. Mais vous l’aurez compris, le principal intérêt du petit parc national d’Abel Tasman réside dans ses magnifiques plages sauvages. En prenant un peu d’altitude nous avons des vues à couper le souffle sur les criques, leur sable brillant et l’eau couleur vert jade.

 

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La Falls River coupe le sentier vers les ¾ de la rando. Un immense pont suspendu de 47m (je crois que c’est le plus grand du pays) traverse ses gorges et permet d’apprécier le spectacle de la rivière rejoignant la mer.


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Peu après, la balade se termine sur la Bark Bay, où nous y attend déjà le water taxi. Une fois de plus, pas le temps de se reposer. Nous faisons un long voyage de retour beaucoup plus agréable qu’à l’aller. Nous croisons quelques kayakistes en freelance qui galèrent à revenir à contre courant. Il est quand même appréciable de profiter du bateau dans ces moments là !

 

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Petite photo d’un tracteur de water taxi, qui nous as remorqué depuis le bord de l’eau jusqu’au magasin de kayak !


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Retour à Marahau en milieu d’après midi. Nous profitons du temps qui nous reste pour lever le camp et se rendre à l’autre bout d’Abel Tasman : Totaranui. C’est tout de même un voyage de 3 heures, car la route ne traverse pas le Parc mais le contourne…

Salam Aleikoum Marahau !

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