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Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...

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28 et 29 décembre 2009 – Ca use les souliers…

N’ayant pas de voiture et des bagages pour 9 jours, nous devons nous organiser avec les moyens du bord. Notre pied-à-terre est un camping offrant une très belle vue sur le lac Te Anau.

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Nous voulons randonner léger sur des daily tracks afin de revenir au camping le soir. Depuis le lac Te Anau, seule la Kepler Track est accessible à pied. C’est une grande boucle de 60 km en 3 parties, normalement faisable en 3 jours.

Quand nous annonçons au type du Visitor Centre notre intention de ne faire qu’une des parties aller-retour dans la même journée, il se décompose littéralement : « it’s a very long way » nous prévient-il. Nous faisons fi de sa remarque et nous engageons vers l’épaisse forêt pluviale. Cet attribut vient des intenses précipitations qui s’abattent sur le Fiordland. C’est tout simplement l’endroit le plus humide de la planète au niveau de la mer. Il peut y pleuvoir jusqu’à 9 mètres d’eau par an ! Nous avons beaucoup de chance, car il fait grand soleil aujourd’hui.

Une heure de marche en bordure du lac est nécessaire pour atteindre la forêt. Le sentier la traverse en longeant une rivière grondante, qui me fait penser par moment à l’amazone. Elle est empruntée par des kayaks et des jet-boat ultra rapides embarquant des touristes en mal de sensations. Pour notre part, nous la traversons via de grands ponts suspendus qui font leur petit effet Indiana Jones !

La marche est facile car le sentier est absolument plat. Il faut savoir que plusieurs scènes de Lord of The Rings ont été tournées sur ce sentier. Nous en soupçonnons deux : la poursuite des Hobbits par les Nasguls ainsi que celle de la rivière invoquée par l’elfe. Malheureusement, les souvenirs du film sont trop flous et la forêt trop dense pour retrouver exactement où elles ont été tournées.

Nous découvrons une multitude de fougères et quelques rares oiseaux natifs. Nous n’avons pas eu la chance de voir le fragile kiwi, cet oiseau sans aile convoité par tous les prédateurs introduits lors de la colonisation, même les plus ridicules (souris). Une chasse sans merci est ouverte par les autorités pour éradiquer les souris et opossums de la région.

Après de longues heures de marche, nous arrivons à l’objectif que nous nous étions fixé : le très beau lac Manapouri, entouré de forêts et montagnes. Nous trempons les pieds dans l’eau du lac pour nous ressourcer, car le retour sera long…

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Nous nous apercevons en revenant que nous avons énormément marché à l’aller. En fait beaucoup trop, car le sentier n’en finit plus. Tous les éléments sur lesquels nous nous extasions à l’aller sont maintenant trop présents. Cette foutue forêt est trop grande, la rivière trop longue et les fougères nous sortent par les yeux. Nos pieds se putréfient petit à petit, la douleur atteint les mollets, les genoux puis les cuisses et enfin le dos… Nos corps entiers se démembrent, provoquant un ralentissement général, ce qui n’arrange rien à la situation. Heureusement le soleil est toujours là à 9h du soir, il ne manquerait plus qu’il fasse nuit noire pour la passer dans cette forêt. Nous arrivons au camping dans un état de souffrance extrême, boiteux comme jamais. Ce sont 12 heures de trek que nous avons abattu dans la journée, autant dire que nous avons complètement repoussé nos limites !     

Le lendemain les courbatures nous scient les jambes et nous poussent à prendre une journée complète de repos.

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