Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
Réveil difficile à cause du boucan des deux bougres. Je commence sérieusement à les haïr ! Heureusement ils levent définitivement le camp pour nous « leave in peace » comme ils le précisent. It was a pleasure to meet you, see you next time in the wild, it is a small world… Je n’espère pas de sitôt, boulettes de venison ou pas !
Une brume intense recouvre la vallée, lui donnant des airs mystérieux et fantomatiques. Notre petite forêt en deviendrait presque sinistre ! Nous attendons patiemment qu’elle se lève en se reposant et/ou pliant bagage.
Le soleil fait rapidement son office en chassant toute parcelle de brume. Le ciel est encore d’un bleu éclatant, quelle chance ! Aujourd’hui, nous délaissons nos vélos pour la marche, histoire de découvrir une facette cachée de la vallée d’Ahuriri: Canyon Creek. Nous nous lançons sur une bifurcation du sentier qui mène au fameux Canyon. Les sandflies sont plus présentes que jamais et nous obligent à manger en marchant. Ces bitches ne sont jamais mentionnées sur les guides touristiques et gâchent la tranquillité des lieux.
Nous traversons une nouvelle fois l’affluent à 1 degré, un peu plus a l’amont. Ce serait presque devenu une partie de plaisir ! La suite de la balade consiste en une ascension extrêmement raide d’une forêt de beech qui n’a rien trouvé de mieux que de pousser à la verticale sur les flancs d’une colline. Elle permet toutefois d’avoir de superbes vues sur la vallée et les pics alentours. De charmantes clairières moussues parsemées ici et là offrent un cadre enchanteur pour se reposer et se ressourcer. Au sommet nous découvrons le seul point de vue sur les gorges de Canyon Creek. Elles sont vertigineuses, étroites et tombent à pic sur la rivière. Elles portent plutôt bien leur nom !
Et le Canyon sans ma joyeuse tête :
Le sentier descend ensuite vers le cours d’eau. Cette partie est entrecoupée de glissements de terrain qui ont tout emporté : chemin, arbres, rochers… Nous nous retrouvons à grimper et slalomer entre d’énormes troncs d’arbres déracinés. Enfin, après 2 heures de marche, nous arrivons au but si convoité : une sublime vallée cachée. Nous n’allons pas plus loin et jouissons de ce paysage idyllique. Même les sandflies nous laissent en paix, à croire qu’elles savent qu’elles seraient de trop pendant ce moment (mais je pense plus sérieusement que l’accès est trop impraticable pour elles !). Je vous laisse baver sur les photos :
Un croissant de lune est visible dans le ciel, petit plus au décor qui me rappelle immédiatement Pandora d’Avatar ;)
Après s’être littéralement imprégnés de la pure beauté de cette nature sauvage, nous rebroussons chemin jusque la Jeep. Nous quittons la vallée d’Ahuriri, des étincelles pleins les yeux.
Le retour est exténuant. Nous accusons de la fatigue accumulée pendant ce long week-end et la pluie nous cueille après 1 heure de route à peine. Heureusement nous avons eu le temps de voir, avant le coucher du soleil et par temps sec, le superbe Lac Pukaki surplombé par le Mont Cook, le plus haut sommet de Nouvelle Zélande (3754m, situé au sud du Lac Tekapo). Petite photo bonus du trip :