Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...
La nouvelle de notre retour quasi imminent en France a percé via les commentaires des articles précédents… Il est donc tout à fait normal pour nous, explorateurs de ce fameux pays, de passer nos derniers jours à vadrouiller plutôt que de se lamenter et succomber au stress engendré par ce déménagement majeur…
Cette fois, nous coupons court avec le bush, les montagnes, les rivières et les plages paradisiaques pour nous focaliser sur les éléments manquants de notre voyage, à savoir la capitale Wellington et toutes les merveilles naturelles et culturelles que renferme l’Ile du Nord. Je dévoilerais comme à mon habitude ces éléments les uns après les autres…
Nous faisons cap vers Wellington en avion, solution ô combien plus rapide et moins chère que le ferry depuis Picton. Wellington est la capitale officielle et politique de Nouvelle Zélande, moins peuplée et plus effacée que la super-city d’Auckland que l’on pourrait considérer comme la capitale économique. Wellington ne reste toutefois pas en marge, car elle bouillonne de vie et de culture et comporte ses coins de sérénité.
Après s’être installés au backpackers YHA, une sorte d’usine pour jeunes travellers au prix de la nuitée exorbitant mais toutefois un zeste moins cher que la concurrence – nous sommes bien dans une capitale – nous nous lançons dans l’ascension du Mt Victoria, afin d’avoir un point de vue panoramique sur la ville. Elle est logée sur la pointe Sud de l’Ile du Nord, au bord d’un bras de mer qui s’enfonce avec un coude en L dans les terres. Tout cela rend la géographie du coin complexe et l’orientation challenging… Je précise qu’elle est également située sur la faille Australo-Pacifique, les séismes y sont donc monnaie courante, avec des magnitudes heureusement plus faibles que ceux du moment à Christchurch.
Nous voulons ensuite diner à un resto Maori conseillé par notre guide. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les restaurants Maoris sont rarissimes en Nouvelle-Zélande… Nous avons cherché en vain à Christchurch, c’est donc avec une grande excitation que nous nous apprêtons à engouffrer du Hangi à la pelle. Quelle immense déception lorsque nous trouvons un resto Thaï à l’adresse indiquée ! Décidément, les Maoris sont très frileux en terme de gastronomie et culture contemporaine au sein de leur propre pays… Nous jetons notre dévolu sur un resto mongol qui propose un buffet illimité grillé au barbecue typique, une nouveauté et un vrai régal !
Ce dimanche soir est la veille du Labor Day, un jour férié national, aussi l’ambiance nocturne bat son plein ! Les grandes avenues de Courtenay Place et Cuba Street sont bondées de restos, pub et boites aux façades très éclairées. L’atmosphère électrique nous rappelle certaines grandes villes européennes. La fatigue du voyage et de la journée nous amène à nous poser toute la soirée devant un très bon groupe de jazz dans un bar plutôt select.
Le lendemain matin le temps est aux bourrasques et à la grisaille, comme très souvent paraît-il, la ville étant située entre les deux îles. Nous profitons de cette météo mitigée pour découvrir Te Papa, le musée national dont la réputation n’est plus à faire. Nous passons vraiment un long et bon moment à explorer les 6 étages du bâtiment. Beaucoup d’interactivité, de multimédia, de reconstitutions grandeur nature, d’attractions pour enfants – c’est clairement un paradis pour les gosses ! Nous avons préféré de loin la section Maorie, qui possède une superbe Marae (maison religieuse) et des bâtisses de l’époque pré-coloniale, ainsi que la section « Awesome Forces » qui rappelle à quel point les humains sont extrêmement fragiles lorsqu’ils sont exposés à la colère de la Terre, et surtout en Nouvelle Zélande ! Séismes, tsunamis, volcans… de quoi nous rassurer le peu de temps qu’il nous reste !
Le reste de la journée est dédiée aux balades… sur la longue esplanade qui parcoure des ponts et des bâtisses aux architectures diverses et originales :
… au centre ville aux gigantesques bâtiments gris dont le caractère menaçant est accentué par l’absence totale de vie humaine dans les rues. Nous avons vraiment l’impression d’évoluer au sein d’une Ghost City post-catastrophe nucléaire ukrainienne dont le nuage radioactif n’a fait qu’une bouchée de la population qui n’a pas évacuée à temps. Bon… en réalité c’est jour férié et absolument tout le monde semble avoir quitté Wellington !
… dans le magnifique Botanical Garden accessible via le Cable Car (funiculaire) et qui s’étend sur les flancs des collines. Il fait office de jungle paisible au beau milieu de l’immensité urbaine :
… devant quelques monuments imposants, dont le parlement et une grande église anglicane :
… et le lendemain matin nous bouclons la visite avec le Civic Square et l’Art Gallery, une superbe galerie d’art moderne qui balaye les œuvres médiocres exposées dans celle de Christchurch :
Wellington est aisément comparable à Auckland, de par son architecture très moderne, écrasante et la grisaille de son béton. Cependant le tout est quand même beaucoup plus classe, l’atmosphère moins surpeuplée et étouffante, les routes plus larges et moins congestionnées… Le mélange des cultures n’est pas aussi évident qu’à Auckland, mais cela n’empêche pas Wellington d’en regorger, à en juger par la qualité de ses musées et son nombre impressionnant de théâtres et salles de concert. Nous l’avons préféré de loin à Auckland mais des 3 plus grandes villes de Nouvelle Zélande, Christchurch occupe toujours la 1ère place du podium. La verdure et la sérénité n’ont pas de prix !
Après l'exploration de la capitale nous louons une caisse et décollons vers d’autres horizons !