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Un blog d'évasion. Le carnet de mes voyages : Irlande, Nouvelle Zélande, thailande, et bientôt japon ! Ainsi que mes essais et une 1ère nouvelle publiée ! Bonne lecture...

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28 Octobre 2010 – Waitomo Caves

Carte des Waitomo Caves

Un détour vers les surprenantes cavités naturelles de Waitomo s’impose sur notre trajet. Ces galeries souterraines longues de plusieurs dizaines de kilomètres ont été découvertes les unes après les autres à différentes périodes, au fruit du hasard (comme des chiens égarés pendant les sessions de chasse des Maoris) où via la révélation de leur existence secrète par un chef Maori aux colons. C’est le cas des Glowworm Caves, dont la visite ne s’effectue qu’en pirogue afin d’apprécier pleinement le merveilleux spectacle des vers luisants. J’y reviendrais un peu plus loin dans mon récit.

Il faut savoir qu’il y a eu grand débat sur quelle galerie visiter et avec quel moyen. Le champ des possibilités est vaste, adapté aux casses cous en mal de sensations « extrêmes » comme aux rêveurs. Nous étions très attirés par le Black Labyrinth, qui propose une descente en rafting sur des bouées le long d’une rivière souterraine pendant 2 heures 30. Le prix fort, l’eau froide et ma maladie qui ne s’arrangeait pas (j’en étais arrivé au point d’avoir les oreilles complètement bouchées et de craindre une surpression trop intense à plusieurs mètres sous terre) nous ont décidé pour une offre plus classique, à savoir un duo Ruakuri + Glowworm Caves.

Nous voilà donc embarqué dans la première visite des Ruakuri Caves, avec un groupe peu ordinaire composé d’un guide Maori, de 4 japonais dont un bébé d’un an, d’un couple de bourges et d’une mère et sa fille. Je m’amuse à imaginer les rôles que chacun tiendraient si une catastrophe surviendrait, la solidarité communautaire japonaise, les enfants larmoyant et le cannibalisme précoce des bourges qui ne penseraient qu’à leur cul de riche dans ces moments de crise. Heureusement, pas d’éboulement ni de massacre en vue.

Marine se prépare toutefois au pire en sortant son camouflage d’assassin des ombres :

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La visite commence par une descente à 20 mètres sous le sol via la « cathédrale », une longue spirale qui, lorsque éclairée de mille feux, laisse apparaître un monstre hideux et humide en son sein.

Noir :

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Eclairé :

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En fait, ce n’est qu’un caillou creusé par un filet d’eau qui coule en permanence…

La balade se poursuit dans de larges galeries où se développent depuis des milliers d’années de grandes stalactites aux formes sympathiques. Les curiosités et l’architecture des galeries sont variées, nous apercevons également des rivières souterraines grondantes et quelques petites colonies de vers luisants. Le guide nous raconte comment lui et son collègue ont aménagé pendant deux années le passage dans ces grottes, en passant tous les jours par la rivière souterraine avec les outils et les matériaux et en se faisant livrer le casse croûte par un puits étroit foré sur 30 mètres de sol. Ca devait être une sacrée aventure !

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Les Glowworm Caves sont beaucoup plus féériques et malgré la courte durée du voyage, ça vaut vraiment le coup ! A l’instar du premier colon à qui le chef Maori de l’époque a daigné révéler l’endroit, nous évoluons en pirogue au sein de cette cavité inondée. Des millions de vers luisants se massent au plafond, étincelant d’une lueur bleutée et magique. Il s’agit en fait de cocons qui attirent leurs proies en émettant cette lumière. Les pauvres petits insectes naïfs et curieux se collent alors aux longs filaments gluants qui pendent par milliers du plafond. Ils sont ensuite avalés et digérés. Lorsque le cocon éclot, le moustique se presse de trouver une compagne pour tirer un coup et assurer sa descendance. Après ça, il crève sans profiter de la vie une seconde de plus. Quel vécu ! Quelle expérience si intense !

Le silence est de rigueur pour se laisser emporter par le voyage intergalactique. Le capitaine du rafiot le fait tourner volontairement dans toutes les directions pour perdre nos sens dans un tourbillon d’étoiles bleutées. Les photos sont interdites. Aucune preuve de ce que je vous raconte, si ce n’est la tête de ma copine à la sortie, qui visiblement n’a pas encore atterrie :

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Et la barque repart dans les ténèbres lumineux des Glowworm Caves… La photo est malheureusement floutée par le pouvoir ancestral qui protège la grotte…

 

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